La route la plus dangereuse du monde à vélo

En arrivant à La Paz, Gina nous a convaincu qu’il nous fallait absolument participer à une descente de Camino de Yungas  à vélo : une route de montagne en gravier d’un dénivelé de 3600 mètres, ne dépassant jamais 3.5 mètres en largeur, bordant des précipices vertigineux et souvent enveloppée dans un épais brouillard. On est amenés au sommet avec une minivan chargée de vélos, puis on nous laisse enfiler la centaine de virages en épingle et consommer toute cette altitude en l’espace de quatre heures.

À chaque année cette route recueille son lot de morts, d’ou son petit nom de Camino de la Muerte (Death Road). Depuis quelques années une nouvelle, meilleure route a été construite de l’autre côté de la vallée. Les automobilistes utilisent encore la vieille route pour plusieurs raisons, et maintenant elle est devenue l’objet de convoitise d’une vingtaine d’agences qui y amènent des touristes en BMX à un prix exhorbitant (pour la Bolivie), sous le nom de sport extrême, compliquant davantage la circulation. Voici un aperçu de la route –

par chance nous ne voyons pas le fond du précipice dessous à cause de tout le brouillard. C’est la route, et l’espace blanc à côté.

nos petits vélos

pendant nos arrêts, notre guide nous racontre joyeusement qui est tombé ou et s’est cassé quoi

on passe sous une cascade qui pleut directement sur la route – une petite baignade glissante

Après les premiers 2000 mètres, on redescend sous les nuages et le soleil se pointe le nez. Sigurd est dans son élément!

nous sommes heureux d’avoir terminé

Par la suite, nous reprenons le même chemin pour remonter au point de départ à bord de la mini van. Cette fois, nous pouvons regarder par la fenêtre et plonger notre regard au fond des abysses, réalisant que ce qu’on vient de faire était vraiment… irresponsable.

en effet, les précipices sont bordés de disaines de croix, et une fille israélienne a raté son virage à ce même endroit mercredi passé : elle a fait un vol de 300 mètres avant de mourir. Son amoureux était resté à l’auberge de jeunesse ce jour là, n’ayant pas trop le gout de faire du vélo.

On voit les plantes devenir fantômes

Sur le chemin du retour, on passe un village ou les gens se transportent d’une rue à l’autre avec la petite tirolienne. Pas besoin d’harnais, suffit de bien se tenir.

dans le soleil couchant

nous sommes très soulagés d’être rentrés ce soir là.

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