Le canal de Panama

Après une semaine à Colon à s’occuper de la paperasse du canal (heureusement nous avions notre agent Tito qui se promenait à notre place dans le labyrinthe des obscurs bureaux avec nos passeports à collectionner les étampes), nous fûmes enfin fin prêts pour partir. Sauf que Sigurd est tombé malade, on est allés voir le médecin et on a appris qu’une incroyable épidémie de grippe décimait le Panama, on s’est fait flanquer une seringue dans les fesses et voilà. Nous fûmes donc fin prêts pour partir.

Le canal de Panama nous sauve quelques 13 000 km de voyage à travers ses 77 km d’écluses. Elles nous cueillent de l’Atlantique, nous élèvent d’une vingtaine de mètre dans un gaspillage faramineux d’eau potable (200,000,000 L par passage déversé directement dans un des océans après usage) et nous déposent de l’autre côté dans le Pacifique, quelques écluses plus bas.

À l’approche des écluses, nous sommes parmi les grands

Un pilote nous est assigné pour nous guider dans notre passage et nous assigner la position à adopter dans les écluses, et notre capitaine Bunj est bien anxieux du bon déroulement de l’opération. Notre petit bateau a peur des turbulences et des murs.

Du trafic dans les deux sens!

Sigurd se prépare à passer une des quatre bouttes stabilisateurs au personnel du canal. Nous avons de longues cordes au quatre coins du bateau qui permettent de le maintenir soit au centre de la chambre, soit amarrés à un mur ou un autre bateau.

En primeur, tout l’équipage, incluant la jolie et chixx Giulia – une gentille Australienne aux origines Italiennes qui nous accompagne depuis notre arrivée au Panama.

Je fais des sports de bras! Un équipage actif.

Énorme!

Ici on voit bien l’incroyable dénivelé d’eau que les écluses négocient à toutes les demi-heures. Chacune des écluses ne prend que quelques minutes pour se remplir de 100 000 litres d’eau – les grandes portes se ferment, une grande turbulence surgit du fond de la chambre et tout d’un coup on voit le niveau d’eau monter rapidement et nous amener au niveau des petits trains qui halent les cordes des gros bateaux et des travailleurs du canal qui fixent avec surprise notre féminité déshabillée au milieu de ce monde de cargo.

Notre ami Fégulus

Vue de la deuxième écluse – une file interminable de géants attendent leur tour

Ici nous amarrons à un bateau mexicain pendant la montée – on prend des photos de nous et je parle à ce matelot pendant qu’on attend de repartir – il n’en croit pas ses oreilles quand je lui dis qu’on est sur ce bateau comme matelots et pas comme bikini-clad décorations, même si pour l’occasion j’avais rêvetu mon plus humble et couvrant costume…

Ils nous laissent un petit souvenir en guise d’amitié

En arrivant de l’autre côté, le succès fut bien arrosé et nous nous sommes lancés dans la tâche gargantuesque de faire des courses pour quatre personnes pour trois mois! S’en suivit une facture d’épicerie de 13 mètres, plus de 15 carosses d’épicerie et un chaos total sur le bateau – et on a pas fini! Il nous reste les légumes, et ensuite je mettrai en ligne une représentation de ce que c’est une facture d’épicerie de 13 mètres. Après avoir passé une semaine dans des centres d’achats et des épiceries géantes à calculer si 70 L de lait et 20 kilos de riz c’est trop ou pas assez, nous espérons partir vers la fin de cette semaine pour les Galapagos – vivement le Pacifique!!!

P.S. :( Deutschland

3 Comments

  1. Salut Marina, Salut Cigurd,

    ca me fait plaisir de vous voir continuer votre voyage. Je jette régulièrment un petit coup d’oeil sur le blog, pour voir les photos, votre positionnement sur la planète terre et lire vos impressions !

    Je vous souhaite bon vent et une bonne traversée du pacifique !

    A bientôt !

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