Melbourne – les petites joies.

Comme promis, un petit résumé de ma vie à Melbourne.

Nous avons passé les premiers jours ici avec Julia notre équipage d’Andiamo, ce qui a complété les retrouvailles. La première nuit a été folle et bien arrosée, et nous a rappelé les bons vieux temps.

Ensuite nous sommes allés explorer Melbourne et ses nombreux quartiers, en commençant par une bière et deux pizzas incroyables a 4$ sur une terrasse de toit style St Elisabeth sur une rue style Mont Royal. J’ai eu plein de sentiments pour Montréal alors que je regardais les gens de toutes sortes visiter toutes sortes de friperies vintage et de restos déjeuner. Je n’avais pas ma caméra malhereusement mais si je reste ici assez longtemps je reviendrai.

Au centre ville, tout est vraiment plein de vie et de gratte ciels avec des trottoirs de presque 9 mètres de large pour avoir bien de la place pour tous ces gens et musiciens et kiosques de journaux/fruits. Il y avait une fille déguisée en chat rouge qui se promenait avec son amie (non chat) au centre ville et les gens la regardaient même pas. Il y a du bubble tea! et un orchestre symphonique avec une série de concerts gratuits l’été dans l’amphitéatre extérieur tout près de la rivière. Il y a de l’aviron vraiment intense sur la rivière. Il  a des trams dont on entend partout le “ding” à l’heure de pointe. Il y a une géante promenade sur la rive sud, pleine de bars et de restos et d’artistes de rue, ou les trottoirs doivent faire les 50 mètres. Il y a des galeries d’art et des City Rangers en uniforme rouge qui sont là pour distribuer activement de l’information aux touristes. Il y a un tram gratuit old style qui fait tout le tour du district central. Il y a des punks, des hippies, des beach babes, des sportifs, des grano. Il  a des plages et des yacht clubs.  Il y a des immigrants. Des grecs, des italiens, des indiens, des chinois, des japonais, … Il y a une communauté “organique”? au nord de la ville qui, entre autres, met à la disposition des gens un atelier pour vélos tout équipé, bénévoles pleins de connaissance et d’expérience inclus, pour seulement 5$ par année, ou on peut se servir de tous leurs outils racs graisses huiles et savoir les vendredi samedi dimanche.

C’est ainsi que j’y ai restauré un vieux vélo qui m’a été donné par notre proprio (histoire à suivre). Il était fait 100% rouille, le dérailleur arrière était complètement détruit et les pneus étaient hors service, sans parler de l’était pitoyable de la chaîne, des roues croches et de l’axe de pédalier lousse. La rouille a été grattée avec du Pepsi Diet  et son acide phosphorique + bout de papier alu, essayez ça à la maison mais pas avec votre estomac! Voici la machine (ahhhh) après neuf heures de travail assistée par de gentils gens. Coût total de la machine – zéro dollars et plein d’amour.

 

Amour II

 

 

Faire du vélo ici est un plaisir – il  a un espace pour nous sur presque chaque grande rue. Vers le sud, on roule sur la plage.

 

 

Ou il  a des gens musclés et/ou funky en rollerblade, des chiens méchants ou des petits chiens capables de voler longue distance et des enfants apeurés qui se comportent comme de niais moutons (grrrr!!!!!!)

 

Le dimanche la longue plage (une vingtaine de minutes de marche de chez nous) est pleine à craquer.

 

 

Mystérieux bâtiment de béton qui est un ancien théatre et qui me fait penser aux silos Five Roses au Vieux Port de Montréal.

 

Vous vouliez certainement tous voir quel calibre de beach babes il y a…

 

 

Il y a aussi du beach volley, pour ceux d’entre vous qui preferiez Sporty Spice

 

et les jolis bâtiments à la Brighton UK en approchant la plage

 

Californie style

 

Nous sommes très malheureux quand aux progrès de notre vigoureuse recherche d’emploi mais au moins j’ai décroché ce petit bijou de weekend en accrochant une affiche au club de voile près de chez nous. Un charter de pêche avec un bon capitaine relax et un équipage encore plus relax, qui prend une vingtaine de personnes pour une pêche du matin après midi ou soir dans la baie au large de Melbourne. Les tâches incluent peler les calmars (vraiment cool!) et les mettre sur les hameçons des clients, préparer les cannes à pêche, sortir les hameçons des poissons et faire un BBQ et être gentil en général. Les clients sont super cool même si je sais pas plus qu’eux quel âge a ce vivaneau.

 

Ma deuxième priorité numéro un est de faire de la voile et plus précisément, des régates. J’ai visité les trois yacht clubs les plus près de chez moi et je suis apparue (avec un retard Marinien standard de 20 minutes) à l’un deux juste avant une course. La plupart des bateaux étaient déja sur l’eau et j’ai sauté au hasard sur un petit Sprint 550 qui avait déjà largué ses petites amarres. Les gars sur la furieuse machine étaient super gentils et accueillants et, malgré le fait que je sois dans leurs jambes, nous avons filé à des vitesses époustouflantes et nous sommes arrivés troisième. J’ai eu plein d’espoir et de sensations fortes, et ce dimanche j’ai été essayer un autre bateau juste pour le fun.

 

le spi!

 

à tous les jours il y a plein de voiliers sur l’eau ici

 

et ces Etchells avec leurs sexy lignes pures me font penser à Cubita, notre demoiselle jaune à Trondheim

 

abstrait

 

le moment du départ est toujours excitant – on déballe les voiles!

 

Etchells II

 

une couple de photos d’une promenade de soir tout près de chez nous

 

un très joli dimanche soir

 

 

on peut aussi pêcher du rivage – des disaines de pêcheurs sont installés sur le long quai de la marina avec une bière ou un café et un seau d’appât

 


 

j’adore cette vue de mâts sur ville

 

+ de mats, + de ville

 

avis à Chantal, Alex, Camille, François et les autres au courant de ma situation – j’ai ENFIN trouvé La Chemise Blanche!! J’ai cherché ça pendant plus de trois ans pour avoir l’air comme il faut quand je suis sur un bateau – pour moi cette chemise blanche est l’epitôme du marin et tout le monde sauf moi semblaient avoir trouvé la leur. J’ai fait des centaines de magasins au cours des années sans trouvér LA chemise blanche, et enfin mes recherches s’arrêtent ici! Je devrais peut être en acheter dix. Le coton léger, les manches retroussables, la coupe garçon… merci au destin de m’avoir finalement mis en contact avec ce vêtement prodigieux.

 

ça me rappelle vraiment la Brighton Marina ou habitait ma mère il y a deux ans.

 

Trois deux un.

 

pittoresque cute

 

l’amour italien

 

outback en ville

 

 

San Francisco style je suppose

 

Ding d’un tram

de superbes images dans le tunnel pour arriver à chez nous

 

plein d’atmosphère

 


 


 

et au centre ville, du brouhaha!

et des terrasses à en plus finir

 

ma source préférée de pho pour l’instant

 

 

 

Flinders Street ou tous les transports convergent

 

 

la soupe pho en question

 

 

une sortie de tram

 

 

 

 

nihau konichuwa etcetera

 

 

artistes de rue

 

 

donc ouais qu’un petit aperçu de l’énorme impression que j’ai eu de cette ville.

On habite dans un building à bureaux qui a été loué par un jeune avocat très spécial qui veut le transformer en hôtel ou auberge de jeunesse et en attendant le remplit à craquer d’internationaux pour l’aider à payer son loyer de dimensions industrielles. C’est pas trop cher pour nous mais ça a pas d’allure – une petite cuisine avec deux plaques chauffantes, une douche et 22 personnes sur deux étages : des écossais, des français, des colombiens, allemands, italiens, indien, guatémalien et australiens. Les fenêtres des bureaux ne s’ouvrent pas et les lumières se contrôlent à partir d’un panneau de contrôle dans une des pièces. Pourtant, comme premiers arrivés, nous avons pu choisir la plus grande chambre et passer un peu de temps avec le très intéressant personnage de notre proprio.

Par contre, comme nos perspectives d’emploi sont limitées, d’un côté, par la courte durée de notre séjour et de l’autre, par notre inéxpérience pour les humbles carrières de serveurs et de barmaids et d’ouvrier (quoiqu’Hannah m’a aujourd’hui indiqué la sinueuse voie à suivre) il est possible qu’il y ait changement de projets.

On verra ben, comme on dit! Mais dans deux semaines tout pourrait changer.

C’est à suivre!

2 Comments

  1. Salut Marina,
    Si vous ne cherchez pas forcément en ville, il y a tous les jobs de picking qui se trouvent très facilement en Australie. A une centaine de kilomètres de Melbourne, Shepparton offre à partir de maintenant pas mal d’offres de picking pommes, poires, tomates… C’est pas très intimiste comme ambiance mais c’est de l’argent à faire.
    Pas mal d’infos là http://jobsearch.gov.au/HarvestTrail/Documents/NationalHarvestGuide.pdf
    En général, quand tu passes un coup de fil en disant où tu veux bosser, on te trouve un job…
    D’expérience, le visa vacances-travail est rarement demandé expressement par l’employeur…
    Bon courage :)
    Marion

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