1200 km : Tibet, là où les lamas sont moins soyeusement poilus qu’au Pérou

Ah, soulagement. Nous voici finalement détenteurs d’une extension de visa.

Oh, Visa Chinois. Combien de jours et de nuits, en Chine, Hong Kong et Australie, avons nous donné pour toi.

En Australie, une cinquantaine d’heures passées à monter un dossier pour essayer d’avoir un visa de trois mois – une lettre de motivation, un itinéraire de trois pages à travers les merveilles de la Chine impériale, de faux billets d’avion, des imprimés de compte de banque, des réservations d’hôtel pour chacun des 100 jours demandés, mais sans succès. À Hong Kong, une demi journée de file d’attente pour un maigre trente jours. Et finalement, après avoir stressé pour arriver dans une ville de dimensions acceptables à temps avant l’expiration du précieux papier, nous arrivons à Ganzi avec un camion pour les derniers 140 km seulement pour découvrir que ce n’est pas là que notre bonheur se trouve. Armée jusqu’aux dents, un soldat à mitraillette à tous les coins de rue à cause des révoltes récentes (et un moine qui s’est brûlé vif), la police nous dit de non seulemnt chercher ailleurs pour notre extension mais aussi de déguerpir au plus vite – apparemment tout l’ouest de Sichuan est fermé aux étrangers. Nous avons été miraculeusement adoptés dans la rue par une jeune Tibétaine qui parle un anglais magnifique : elle nous a accompagné dans nos déboires avec la police, notre recherche d’autobus pour la grande ville de Kangding – destination visa, et notre paquetage de bagages et de snacks pour la route.

Le voyage d’autobus jusqu’à Kangding est officiellement le pire de toutes nos vies et nous avons à le refaire en sens inverse demain. J’ai juré au Dieu des Transports que j’allais lui sacrifier une vache à toutes les années pour ne jamais plus avoir à faire ça. Ne semble t’il pas étrange qu’un chemin de 370 km prenne 12 heures d’incessante conduite? C’est parce que la minuscule route a probablement été construite en jetant une bombe à tous les dix mètres. Ensuite le Dieu des Transports a parsemé cet élaboré relief couleur poussière d’autos cassées  et de bétonneuses et de tas de gravier et de terre et un occasionnel yak ou deux et Il a creusé un précipice d’un côté. Sigurd a officiellement reconnu que c’était pire que se faire transporter à l’arrière d’un tank d’armée à travers les froides forêts norvégiennes. La minivan sans amortisseurs devait garder ses fenêtres fermées à cause de la poussière. En tout cas, voici mon rant de transport et de visa chinois et nous sommes très heureux d’être une nuit dans cette grosse ville dans une auberge de jeunesse pleine d’américains et du vrai café et notre visa est renouvelé et le stress est fini pour l’instant.

Donc, seulement quelque jours après que j’aie écrit à propos des belles routes de Qinghai nous avons eu notre pire journée ever – le col le plus haut de notre trajet je crois, toute la journée sous une pluie glacée à 2-3 degrés et juste de la boue et des trous. Ayant survécu à ça nous croyons être qualifiés pour le reste du voyage!!! Yeah! Me voici un peu de mauvaise humeur au sommet.

 

Par contre la journée d’avant après une grosse grimpe on a fini par trouver un super spot de camping parmi des bouts de neige et des trous de chinchilla! Wow!

 

 

 

 

beau beau! froid froid!

 

 

Déjeuner dans la poche

 

 

bagages

 

 

Nous avons ensuite eu une journée de 103 km – un nouveau record inattendu simplement parce qu’on n’arrivait pas à nous trouver une place de camping à cause de l’abondance de yaks. On a fini par pédaler jusqu’à la prochaine ville, Xiewu, et malgré le froid et la pluie nous avons fini par grimper un col et déguster une spectaculaire descente à la toute dernière lumière du jour dans une vallée dessinée en rêve. Des montagnes vertes des deux côtés de la route, une rivière parfaîtement sinueuse comme dans les livres d’images, le chant des oiseaux et l’air humide saturé d’une forte odeur de fleurs dans laquelle nous avons nagé pendant les deux heures de notre douce arrivée à la tombée de la nuit. Dès qu’atterris, ne sentant plus nos pieds et nos mains congelés, nous avons été instantanément entourés et menés vers une maison ou on nous a mis près du feu avec une tasse de thé dans les mains. Je crois que nous avons dormi dans le salon de quelqu’un, même si les lits étaient faits un peu hôtelièrement, car des membres de la famille arrivaient constamment en passant par notre chambre. À minuit, alors que je lisais à la lampe de poche et Sigurd dormait, un moine (ou plutôt une voix de moine) a fait apparition dans la pièce. C’était le frère de notre logeuse et il parlait un peu anglais, nous invitant sans même nous voir à venir avec lui à Yushu, une ville voisine complètement détruite par un tremblement de terre il y a deux ans. Nous voulions y aller en vélo mais nous manquions de temps avant l’expiration de notre visa, donc un tour en auto serait parfaît, et comme la veille nous avions refusé une invitation à un mariage tibétain nous avons décidé de nous rattraper en saisissant cette occasion.

Après un délicieux déjeuner de nos premiers momos et thé tibétain au lait de yak et beurre salé chez les parents de notre moine qui est en fait un lama, nous avons ramassé trois de ses amis moines et trois autres personnes dont je ne connais pas la relation et commencé notre périple vers Yushu.

Deux ans après le tremblement de terre qui a laissé la ville complètement en ruine, tuant 20 000 des 60 000 personnes qui y habitaient (statistique officielle : 2 000), les gens vivent encore dans des tentes distribuées par le gouvernement, serrées les unes contre les autres. Ils ont aussi en passant perdu leur droits de propriété et doivent racheter leur terrain au gouvernement Chinois à des prix exhorbitant au cas où ils voudraient rebâtir leur domicile au même endroit. Lama Lopsang, notre moine, tient à Yushu un orphelinat entre autre pour les enfants qui ont perdu leurs parents dans la catastrophe, et fait plein de levée de fonds outre-mer. Nous avons eu la chance incroyable de visiter l’orphélinat et de voir l’amour tibétain de la musique en action : ces enfants ayant deux heures de musique par jour, nous avons eu droit à tout un concert!!!

Voici les enfants (du monde) en train de prier avant le repas du soir

 

Une fille a dansé une superbe danse indienne, on a vu trois ou quatre danses traditionnelles et une douzaine d’enfants ont chanté des chansons tibétaines en s’accompagnant de guitare tibétaine ou de la demi-douzaine d’autres instruments qu’ils ont à l’orphélinat. Les deux semaines que nous avons passées au Tibet jusqu’à date nous ont montré à quel point ce peuple adore chanter – il est courant que quelqu’un parte une mélodie en attendant l’autobus ou son repas au restaurant, qu’un groupe de personnes reprenne une chanson entendue à la radio d’une moto passante, et il nous arrive même d’entendre une voix de femme stridente porter un chant tibétain de l’autre côté d’une vallée!!! Très orné et de la gorge.

 

ledit repas du soir

 

 

Sigurd bienheureux

 

Autre ami lama et deux des filles. Tout le monde est très affectueux avec tout le monde.

 

 

cute!

 

La maisonnée discute l’acquisition récente d’un chapeau

 

nous avons été gentiment logés chez cette mère de famille qui m’a cédé une tente pour moi toute seule alors que Sigurd a passé la nuit avec les profs (mâles) de l’orphélinats. Ils avaient apparemment notre âge même s’ils ne faisaient que 18-19 ans!

 

Nous avons été invités par toute la joyeuse compagnie dans un incroyable restaurant où nous avons mangé un repas mémorable à vie de dix ou onze différents plats plus délicieux et extraordinaires les uns que les autres, et la nourriture ne cessait d’arriver sur notre table tournante dans notre pièce privée! Une découverte particulièrement époustouflante – des pousses de bambou fraîches trempés dans je ne sais quelle essence, et mention spéciale pour salade de concombres et poivrons avec des noix de grenobles gorgées d’eau parfumée. Ici, aubergine grillée et fèves vertes…..

 

 

incroyable

 

Nous avons ensuite été promenés en auto autour de la ville, et un petit arrêt a été fait pour grimper un peu sur le flanc d’une colline pour profiter d’une meilleure vue.

 

Les lamas me décorent les cheveux crasseux par des pissenlits, pour rire

 

Une séance de jonglage est de mise

 

Grand sourire, grand rire, le coeur du Tibet. Il semble que pour ce peuple il faut rire comme on respire, il est partout dans leur pores, dans leurs yeux, dans les rides de leurs tempes, dans tout leur corps

 

Je me fais écrire mes premiers mots de Tibétains : bonjour, merci, toilette, bonne chance, oui, non

 

 

Une des saintes âmes qu’à l’orphélinat on appelle maman

 

Je ne pouvais résister à cette scène biblique

 

 

et ça

 

 

les tentes de Yushu

 

 

voyez le beau rire

 

 

La leçon de tibétain

 

 

Hang out dans la tente – on comprend rien mais tout le monde rit beaucoup, boit plein de thé et mange du yak séché

 

 

plus de thé!

 

 

En échange ou plutôt en complément de cette journée d’infinie gentillesse à notre égard nous avons été chargés d’une tâche qui m’a remplie d’horreur et de stress à un point où j’ai passé trois heures de ma nuit à tourner dans mon lit sans pouvoir fermer l’oeil : une heure de cours d’anglais pour les enfants du monde le lendemain matin.

J’ai passé quelques heures à essayer de monter un plan, et essayer de convaincre Sigurd de participer à ma vigoureuse préparation car je sais qu’on finit toujours par couvrir son matériel en la moitié du temps initialement prévu et il fallait donc avoir vraiment beaucoup d’idées. Sigurd était, tel un être humain normal, pas mal relax par rapport à toute l’affaire, et, après avoir épuisé notre programme au bout d’une demi-heure tel que mes pires cauchemars me le prédisaient, nous avons fait un peu d’alphabet et j’ai chanté des chansons en inventant des paroles parce que je m’enfargeais de stress.

 

 

Les enfants étaient vraiment gentils et respectueux et pas du tout gênés – ils répétaient tous en choeur d’une voix claire tout ce qu’on disait, notamment ici “What’s your name?”. Tout le monde a trouvé ça ben ben drôle.

 

 

Sigurd et un des gars de la famille de notre logeuse.

 

le papa du lama et des petites filles

 

Finalement, tout heureux et ébahis mais un jour plus avancés dans l’expiration de notre visa nous avons quitté Yushu pour continuer avec encore plus de pluie. Heureusement le col n’était pas trop haut et on avait de bonnes petites barres au sésame alors l’humeur était bonne!

 

Juste 4458 cette fois.

 

 

Quelques photos d’un gentil petit village de truckers que nous avons passé en chemin. Des gars réparent une suspension avec des moyens du bord

 

Vraiment beaucoup de tables de billard partout sur le trottoir. Quand il a plu, on a pu trouver une chèvre ou une famille de chèvres tranquillement réfugiées sous chacune des tables.

 

 

La grosse refléxion

 

Une gang de tibétaines se montrant des bébés

 

Un moine à cheval pas mal plus rapide que nous

 

une journée ou il a fait trop beau et ou la montée était tellement belle même si grosse

 

une belle route soigneusement pliée sur le flanc de la montagne

 

toujours plus haut toujours plus loin

 

 

une portion du travail fait

 

 

petit répit

 

 

j’y suis presque, seulement des yaks à chasser

 

Sigurd heureux au sommet, quelle montée plaisante

 

4700, le vent dans l’dos pour descendre! Parfaît

 

Ceci, mesdames et monsieurs, est aussi la frontière du Sichuan! Une nouvelle province est commencée

 

 

Nous nous apercevons vite malheureusement que l’asphalte de Sichuan est effectivement pas comme à Qinghai, et les descentes ne seront plus de tout repos pour nous désormais. En 24 heures j’ai trois crevaisons.

comme nous avons commencé très tard, nous arrivons à Serschul avec la belle lumière de fin de journée

 

et bam, l’énorme, le magnifique monastère de Serschul nous saute dessus à la sortie d’un virage. Le plus gros monastère de la région du Kham, il abrite près de 1300 moines!

 

Notre premier monastère, nous sommes enchantés. Un moine polit des coupes dorées

 

 

dans un des temples, les murs sont pleins de recueils d’anciens textes bouddhistes que les jeunes moines doivent passer des années à mémoriser sans toujours savoir ce qu’ils signifient

 

 

des moines font des offrandes de fruits

 

 

une surprise colorée nous attendait à l’entrée du prochain temple!

 

 

vieux de 300 ans

 

 

Sigurd avant l’évènement bientôt relaté

 

les maisons des moines!

 

 

bis

 

 

nous avons trouvé quelque part sur un terrain un espèce de grand bâtiment fait en pierres plates avec des “fenêtres” pleines de petites statues et plaques. En nous approchant, nous découvrons que chaque pierre plate est en fait entièrement gravée de prières, par milliers!

 

ces moines de sacrés artistes!

 

 

forget me not, en pierre et en fleur

 

 

je sais toujours pas ce que c’est exactement, c’est sur ma liste de choses à demander, à moins que quelqu’un veuille m’éclaircir? Camille?

 

 

maison des moines qui jouent dans l’herbe!

 

 

les murs sont cantés de 10 degrés pour de la stabilité contre les tremblements de terre

 

coloré, décoré amoureusement jusqu’au moindre détail

 

 

un des toits par exemple. wow?

 

 

Les roues de prière

 

 

textes sacrés sur les murs

 

 

porte fermée

 

 

un temple en construction – détail de décor pas encore peint, un million de fois répété. Colossal!

 

 

Emplettes

 

 

Le lendemain, un beau col sûrement très sacré à en juger par l’abondance des petits papiers de prière. Nous nous sommes fait gentiment accoster par une auto pleine de Singapouriens qui étaient tellement émus par notre exploit qu’ils nous ont donné des bouteilles d’eau de source et notre propre petit paquet de papiers de prière!

 

Que je jette avec bonheur dans le vent

 

 

Malheureusement les chiens étaient abondants à Serschul, et comme tu disais Camille, bien féroces parfois. À son plus gros désarroi, deux pauvres créatures ont mordu (sans toutefois percer son super pantalon) dans le juteux mollet de Sigurd!

 

 

nous devons donc retracer tous ces kilomètres et retourner à Yushu pour un vaccin contre la rage. Dix heures de minivan un peu encombré et de vraiment compliquées explications à l’hôpital nous amènent encore un autre jour plus près de l’expiration de notre visa :)

 

mais Sigurd se garantit santé et longue vie sans rage

 

Plus tard un autre col rendu vraiment difficile par un contrevent et une non-existante asphalte pleine de trous. Nous y arrivons tout de même

 

là ou les yaks se promènent

 

 

et un petit gars grimpe la montagne du fond de la vallée pour venir nous observer en silence. Sigurd le recompense de biscuits.

 

 

 

 

petit gars sauvage

 

Au Sichuan c’est vraiment contrée Tibétaine et tout le monde est trop drôle. Ça fait environ deux minutes qu’on a rencontré ces gars là et on a du refuser leur invitation à manger avec eux car le visa nous appelle.

 

la fille doit se dire que je pue vraiment (après quatorze jours sans se laver)

 

les dents en or sont une décoration populaire

 

Tashi delek! Bonne chance, en tibétain, nous crient les camionneurs, les motocyclistes, les passants, les habitants. Les gens semblent avoir des antennes! On entend la belle bénédiction avant même de pouvoir voir de qui elle pourrait venir, et on voit des enfants au loin sortir en courant de leur maison en appelant tous les frères et soeurs pour arriver au bord de la route à temps pour notre passage. Que d’amour.

 

Tout d’un coup on voit des grosses montagnes

 

wow!

 

 

Sigurd content!

 

 

une montagne sacrée se cache non loin de là

 

 

une jolie rivière, de jolis nomades et de jolis chevaux vu d’un joli pont!

 

 

ce n’est plus très loin il semble!

 

 

joues rouges dans le vent

 

 

heureusement notre transcription des instructions avait aucun rapport, et même si on avait finalement 7 km plus que prévu à faire pour un total de 97 incluant un gros col, la partie finale était une belle descente au lieu d’une longue montée comme on pensait.

 

 

les moines en moto nous crient Hellooo!

 

 

et nous voilà finalement devant le monastère de Dzogchen, un des six grands monastères de la branche Nyingma du Bouddhisme Tibétain. Très ancien, il a été complètement détruit par les Chinois lors de la révolution culturelle en 1959 mais vous verrez qu’il a été rebâti avec effort et amour et ce n’est pas fini!

 

 

notre arrivée est encore une fois tardive avec une belle lumière

 

 

les portes de la villes toutes pleines de prières. La muraille est faite de plaques gravées.

 

 

moyens de transport

 

orné à la folie

 

 

 

 

 

chaque pierre une prière

 

 

des moines trouvés à l’entrée

 

 

contents de nous voir

 

spectaculairement situé ce village

 

Sigurd traverse le pont suivi des yaks

 

 

notre auberge à 5$ la nuit est hallucinante

 

De la Dorure

 

 

le monastère! la partie école

 

les maisons des moines!

 

d’un portique de temple

 

ces toits d’or brillent comme des soleils

 

entre deux méditations

 

entre deux études

 

exemple d’art tibétain trouvé sur les murs des temples – du détail infini au pinceau no. 1

 

 

résidences

 

il faut laver son linge. Do.

 

Incroyablement nous arrivons au jour de l’année ou cette branche du Bouddhisme célèbre les dieux en dansant une longue danse méditative de plusieurs heures. L’atmosphère est enivrante – de lents coups d’énorme tambour résonnent dans l’espace et deux longues cornes métalliques déversent un incessant son cuivré, ponctué de solonnels coups de cymbales qui font tourner les moines lentement sur eux mêmes. Parfois un bourdonnant mantra commence puis s’arrête.

 

les instruments moins l’énorme tambour, qui est suspendu du toit par une épaisse corde

 

les vieux et les vieilles du village regardent la danse en tournant comme toujours leurs petits tambours de bonne chance

 

 

boing.

 

 

clanc.

 

 

apparemment ces chapeaux sont chiants après huit heures (on s’est fait amis avec un des moines qui nous a inviter chez eux pour manger et parler et hang outer)

 

 

Bouddha

 

 

et ses bleus cheveux

 

 

plumes de paon s’imposent

 

 

dehors, la peinture d’un nouveau temple va bon train

 

 

malgré la chaleur nous grimpons courageusement le flanc de la montagne pour avoir une si belle vue du complexe

 

 

comme c’est joli

 

 

 

 

Sigurd heureux

 

 

toujours les drapeaux

 

 

ça m’a fait penser à Bilbo le Hobbit

 

 

on fait griller les céréales qui vont ensuite faire partie de la tsampa, le repas tibétain à tout faire que tout le monde mange tout le temps. Dans un petit bol, on met de l’orge grillée et moulue et du beurre de yak salé, on arrose de thé tibétain au lait de yak et on mélange le tout avec son indexe en formant progressivement une masse uniforme assez ferme qu’on forme ensuite en un petit pain dans sa main. Sigurd et moi avons fait un dégât inimaginable sur la table de notre ami moine avec tout l’orge moulu qui a échappé au contrôle de notre index.

 

 

Comme nous nous sommes tellement attardés à cause des évènements ci-haut mentionnés, nous avons décidé de prendre l’autobus de Dzogchen pour les 140 derniers km jusqu’à Ganzé. Fins prêts devant les portes de la ville à 8h am, nous avons rencontré une gang de gars tibétains qui venaient étudier au monastères et qui devaient maintenant tous aller à Yushu, dans l’autre direction. Il s’est avéré que pour nous avec nos vélos et pour eux avec leur grand nombre trouver un minibus n’était pas tâche facile, et ceux qui passaient une fois l’heure étaient impossiblement pleins. Nous avons donc passé quatre heures ensemble à nous amuser comme on pouvait. On leur a fait essayer nos vélos au plus grand amusement de tous, puis nous nous sommes assis chacun de notre côté de la chaussée. Sigurd et moi avons commencé à lancer des petites roches en essayant de renverser une cannette quelques mètres plus loin, et au bout de deux minutes toute la compagnie a déménagé de notre côté de la route pour participer à notre amusement!

 

 

haha!

 

 

CUUUTE!!!

 

 

Ils étaient vraiment merveilleux comme d’habitude et avec de grands sourires et tellement de bonne humeur malgré le triste sort qui s’acharnait sur nous tous que les quatre heures ont passé vite

 

 

quand finalement nous avons trouvé un camion pour nous amener nous avions les mains vides car ils s’étaient tous occupés à monter nos vélos et nos bagages à bord

 

 

le camion était aussi très drôle, avec quatre autres Tibétains super drôles, toutefois un peu nerveux de monter un gros col poussiéreux avec un tuyau d’eau de refroidissement bien fuyant! De belles montagnes : les Queer Mountains avec le Mt Queer au milieu!

 

 

wow

 

 

ils nous gavaient de friandises et essayaient de nous apprendre des mots de tibétain, bons et mauvais!

 

 

 

hihi

 

 

voilà donc. Adieu les petits cols et la belle asphalte de Qinghai, mais en échange je pense des gens fantastiques!

 

 

Maintenant que nous avons plein de temps pour le Sichuan nous allons essayer de voir un peu plus de nomades et visiter un peu plus les petits monastères et prendre un peu plus notre temps. On va voir ce que le prochain 1000 nous réserve, si on survit demain le voyage d’autobus de retour….

À bientôt j’espère!

 

 

 

 

3 Comments

  1. ABSOLUMENT MERVEILLEUX….
    Je vous ai découvert par hasard en tentant d’analyser bêtement un de mes rêves qui au réveil ne me semblait pas un rêve mais le souvenir d’une autre vie… Etrange mais je pense que je dois être sur la bonne voie… Vous avez fait un voyage formidable et franchement merci de le faire partager.

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