Marina Malkova, immigrante

neigeAu siècle dernier, neuf mois après une fracture catastrophique de condom de qualité soviétique, une nouvelle petite communiste est née dans les banlieues de Moscou.
Je fus appelée Marina pour qu’aucun enfant doté d’une créativité dans les limites du commun ne puisse m’inventer de surnom. Récemment, le nom m’a enfin adoptée complètement, alors que je suis tombée en amour avec la mer et la voile.
Les premières dix années ont passé à manger plein de lagman, regarder des missiles s’envoler des steppes du Kasachstan, préparer des patates, apprendre l’algèbre et les oeuvres d’Homère, laver le linge à la planche, faire boire de la valériane au chat, et lancer des oeufs sur les passants du haut de notre appartement au neuvième étage.
En 1995, lorsque mes parents ont déclaré qu’on allait vivre au Canada, j’ai préparé ma jupe en paille parce que j’avais l’idée que le Canada était quelque part dans les Caraibes. En novembre, nous sommes atterris à Montréal vêtus de manteaux de fourrure, de chapeaux de fourrure, et de bottes de laine bouillie, avec une valise en main chacun.
Après plusieurs années passées à manger du jambon passé date vêtue d’accoutrements hauts en couleurs de l’Armée du Salut, j’ai appris le français et je suis devenue Québecoise.
Vers vingt ans j’ai trouvé quelques amis extraordinaires, puis passé quatre années affreuses à fouiller dans les méandres du génie mécanique, entourée d’Ontariennes vêtues de coton ouaté écrit McGill dessus. Je me suis échappée pour un an de ce haut lieu bourgeois de la connaissance en échange à Munich, ou j’ai appris à skier, à nager et à manger des Weisswurst. J’y ai aussi rencontré Sigurd, un complice hors pair pour l’aventure!
Après avoir fini l’université (mais pas les cauchemars sur le thème “j’ai un examen final demain sur un cours que je me rappelle pas d’avoir pris du tout”) je suis allée, ou j’ai débuté une glorieuse carrière de consultante stratégique en énergie renouvelable.  J’y passé deux ans à skier, regarder la pluie, me promener dans les montagnes, glisser sur les trottoirs, m’ennuyer du soleil et apprendre la voile.
Malheureusement et malgré les époustouflants paysages, la vie en Norvège n’était pas pour moi, et j’ai quitté mon travail en décembre 2009 pour partir à l’aventure autour du monde. Deux ans plus tard, un retour à Montréal, la plus belle et la plus aimée des villes, entourée de mes amis. Restez à l’appareil!

2 Comments

  1. Meme si un gentil petit chien a du y laisser sa vie… je tiens a vous remercier encore pour la petite ballade en voiture et pour la baignade !
    Bonne continuation

  2. Heey!! I am an old frend of Sigurd. I meet his mom when i was in our lokal store some days ago.

    I asked how Sigurd was doing, and she answered me “with tears in her eyes”:), that he was traveling around the world:)

    She also told me to check out your website:)

    Say hello to him from me!!

    Til Sigurd – ta kontakt når du nærme det Norge og Molde da!!

    Torgeir K.

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