Après le bateau et le départ affreux me séparant d’un paradis plein d’amour dont je refusais de voir la fin jusqu’à la dernière seconde, nous sommes restés tous les deux. Sans plan. Le voyage d’avion jusqu’à Buenos Aires a pris trois jours en passant par Ste Lucie, Atlanta, New York et Mexico, avec une nuit sous les néons de JFK et l’autre sous l’air conditionné d’un gros Boeing.
Nous avons eu la chance de surfer notre deuxième divan à vie avec un ambassadeur argentin plein de chats nommé Ezequiel, un personnage intriguant qui m’a mis dans plusieurs de mes états et que j’espère rencontrer encore plus tard pour cause de ne pas l’avoir connu assez. Sigurd et moi devons donner régulièrement de l’amour aux trois chats qui demandent régulièrement de l’amour.
Après plus de 50 heures d”autobus (moins pire qu’on croyait si on est équipé d’un litre de vin à 2 dollars) on est arrivés au parc national de Torres del Paine, et à notre plus grande surprise ces montagnes se cachent au milieu d’interminables plaines appelées pampas et peuplées d’une sorte de lama, d’autruches sans ailes et Sigurd a même vu un armadillo. Apparemment il y a aussi des cowboys.
Les arbres très secs des forêts brûlées sont partout
Crise d’identité
Torres del Paine au lever du soleil après une nuit très froide et un bol de gruyau – nous avions commandé du rouge mais n’avons eu que du rosé.
Hommage à Svalbard
WordPress chie encore mes couleurs! mais c’était très joli
L’escalade (artificielle) de la tour nord ne prend apparemment qu’une journée, mais on se disait, en mangeant des biscuits à l’avoine, qu’avec le vent et le froid qu’il fait on doit vraiment avoir froid aux mains et à toutes les autres parties du corps.
joli!
Le lac enchanté
Après une journée de marche sur terrain plat commencée tard dans l’après midi, on a tellement envie de notre repas de burger et de patates pilées qu’on ne tient plus à rejoindre le campement officiel et on commet le crime de s’installer dans ce gai pré avec des marguerites (on m’aime à la folie, j’ai vérifié!) mangés par des milliards de moustiques.
Ici, il vente à 100 km h et c’est pourquoi les plantes ici ont l’air de ça – mottes piquantes accrochées è la paroi.
En arrivant au lac Dickson on aperçoit le glacier à la frontière Chilienne
Chili, Patagonie, en préparation d’une nuit è la pleine lune. Nous avons aussi eu des spaghettis et du riz gratuit parce que je suis blonde et que j’ai les yeux bleus.
Volcan de nuages
Plages volcaniques de sable noir
Le lendemain, comme journée de repos, nous avons parcouru quinze kilomètres jusqu’à la frontière chilienne aller voir les policiers apparemment en manque d’affection. Nous en avons trouvé un dans son poste de frontière qui nous a parlé du tremblement de terre dans le pays (dont beaucoup de marcheurs s’inquiétaient beaucoup, n’ayant pas de couverture téléphonique pour rejoindre leurs proches à Santiago) et nous a abreuvé de Nescafé avant de nous montrer le chemin vers le glacier Dickson, une bête énorme à moitié cachée dans les nuages, que nous avons observée dans un vent qui nous soufflait l’herbe de sous les pieds.
Pour ceux qui trouvent ça trop proche?
Une jolie cascade est non loin de là
La police de frontière amène ses provisions et leur propre personne en hélicoptère, et pour s’assurer la fraîcheur de la viande consommé ils ont aussi hélicoptéré ici un petit agneau qui ne se doute de rien et à qui ils refusent de donner un nom pour ne pas s’y attacher. Moi je l’ai baptisé Bernarda pour leur tourner le fer dans la plaie.
Jack, all we have is Brokeback Mountain
Sigurd joue du tapis de sol
American Apparel goes extreme south
Buvant l’eau du glacier et mangeant la découverte de l’année – des fraises en boîte!!! wow.
Ne t’écroule pas
La randonnée nous amène au col John Garner, ou nous apercevons pour la première fois l’énorme glacier Grey, que nous suivons jusqu’à sa face toute la journée.
Plus d’arbres morts
C’est l’heure d’une soupe alphabet
Forêt brûlée peuplée d’arbres fantômes
Bouh
Marcher la dessus semble aventureux
Sigurd traverse un ravin
Ravin bien équipé!
GLACIER!
En nous installant proche de la face du glacier, fascinés, nous nous faisons un café et nous retournons en entendant un bruit d’outre tombe – ce bout de glace énorme de vive couleur émeraude(la facade du glacier fait plus de 70 mètres) remontait à la surface du lac accompagné de gros bouillons, avant d’exploser en mille morceaux. Nous semblons avoir été les seuls témoins de ce rare phénomène et nous étions tellement impressionnés que nous avons (inutilement) passé deux heures au même endroit à attendre que d’autre chose se passe…
La glace et sa chair organique aux couleurs impossibles
changeant de nuance à chaque nouveau rayon de soleil
Le petit bras est du glacier dans toute sa grâce
Textures
Sigurd coquine café en main
et moi je mange des biscuits au chocolat!
front
Camping sur la plage glacée
Dîner des rois parmis les blocs de glace – choriso, carotte, oignons, purée de pommes de terres, le tout bien poivré et saucé au vin rouge, le paradis! Pour dessert, une reprise des fraises en conserve!
Glace
Les isbergs flottants, créations fantastiques, se transformaient sans cesse d’oiseaux en animaux en fleurs en sculptures effilées
À la sortie du soleil
Déjeuner
Il reste encore des fleurs
Premier apercu des Cuernos del Paine par un temps magique
Plus de soupe alphabet! Je pense à Pierre Marc.
Nous montons une petite côte et admirons les couleurs extraordinaires de ces falaises brutales contre un lac si turquoise
Tout à côté, douces plaines balayées par le vent
Le Cerro Paine grande préside la nuit comme une reine, accompagnée d’Orion et de la pleine lune
Les ombres chinoises du lever du jour dans ma nouvelle Quarter Dome qui tient bon!
Sigurd admire sa favorie
Qui envoie au fond de la vallée des rivières rugissantes d’eau pure
La belle couronne de fiançailles contre sa peau toute noire
Bruit!!!
Je visite une grosse chenille verte pendant sa sieste d’après midi, recroquevillée confortablement dans l’ombre d’un sapin
Le glacier timidement posé sur Paine Grande envoie continuellement d’énormes blocs de glace au fond de la vallée – nous avons surpris une avalanche particulièrement spectaculaire
Gracieux arbres tout bas
Sigurd et sa photo de confirmation
Far West
tout le massif
on fait la grasse soirée et on regarde le soleil se coucher derrière les sommets ouest avant de retourner à notre tente
Dix jours sans douche pour les cheveux d’une apparence saine
et des chaussettes qui tiennent toutes seules (produit par Sigurd)
Forêt enchantée
Mont Épée
plus de forêt fuckée
Le lac s’est mis tout de couleur à notre retour
et la dernière journée, un lever de soleil sur un dixième jour de beau temps consécutif.
Demain nous allons dans le massif du Fitz Roy, espérant continuer ensuite vers des terres moins civilisées, moins chères, plus fascinantes par ses gens et moins touristiques, chose que nous espérons atteindre par la Bolivie, la Colombie et l’éventuelle traversée du Pacifique vers d’étranges contrées orientales. En attendant nous réfléchissons au futur immédiat de nos carrières.
Il semble que nous sommes les deux millièmes cette année à rester dans cette auberge de jeunesse après avoir quitté leur emploi et entrepris un long voyage en Amérique du Sud – Monde – etc. Nous nous attendions à ça mais espérons combattre la blase avec plus de couchsurfing et donc plus de rencontres fascinantes et éventuellement un atterrissage de longue durée quelque part, prenant part à une activité non insignifiante.
Pour ma part, je ne sais pas vraiment ce que je veux et ou j’en suis, nous avons tous les deux un peu le blues et la blase, j’ai envie d’être sur un bateau ou être en Asie, donc je n’ai qu’à être patiente, et regler le reste des problèmes en ingérant un bon litre de fantastique et peu chère bière argentine.
S’il vous plaît écrivez moi et aussi n’hésitez pas à m’envoyer vos adresses postales si vous suspectez que je ne l’ai pas, pour recevoir des cartes postales!
à bientôt!
No words for this… JAG MÅSTE DRA DIT!!! Träd, skogar, värme, sol, snö, berg, glaciärer, vilket sjukt coolt ställe. Ni är så vackra, båda två. Väntar på postkort! Skriver snart!
Salut Marina, salut Sigurd,
Merci pour les magnifiques photos… et le chantier (pour l’instant de notre traversée Poulon et moi, bientôt d’autres) a bien envie de cartes postales voyageuses à : Association des Amis de Jeudi Dimanche, Penn Enez, 29870 LANDEDA, FRANCE :)
Et je vous attends avec impatience au Cambodge pour couchsurfer chez moi à Phnom Penh!
Bise à tous les deux, beau voyage!
Salut Marina! Les photos sont magnifiques et me rappellent mon séjour en Patagonie il y a deux. Les paysages étaient vraiment incroyable, j’ai beaucoup de photo très semblables aux tiennes! Que de bons souvenirs! Tu y es resté combien de temps ?