L’arrivée au Pérou – Cusco

Finalement, nous avons appris la bonne nouvelle du Pacifique et avons annulé, soulagés, nos billets pour le Panama ou nous allions rôder dans les marinas en nourrissant plein d’espoirs et en se vidant le portefeuille dans des rues grises pleines de tueurs. Nous nous retrouvions donc avec deux semaines libres sur les bras, qui fut le trop peu de temps que nous avons consacré au Pérou et ses merveilles.

Le passage vers Copacabana sur le lac Titicaca agité par des vagues et un vent fort était assez compliqués, tous les transports étant bloqués par les conditions de traversée dangereuses. Une grosse fille d’attente engorge le quai d’ou partent de petites embarcations qui bravent les vagues jusqu’à l’autre côté. Évidemment notre “capitaine” n’est pas digne d’être appelé marin et il lance un boutte droit dans l’hélice à notre arrivée, ce qui nous fait risquer de nous écraser sur le quai au grand insu des autres passagers. Heureusement, nous avons survécu.

Le lac Titicaca nous décoit un peu par son manque de beauté époustouflante tant décrite dans les livres, et par l’indécence des prix à Copacabana. Notre bateau n’a pas non plus pu se rendre à aucune des îles qui y flottent, toujours pour cause de mauvaise mer. Nous faisons donc la chose habituelle – monter une montagne.

L’arrivée à Cusco se fait en toute peur à 5h du matin – on nous a dit que le Pérou c’est plein de criminels dangereux et qu’on allait certainement nous faire voler violer et assassiner. Nous retrouvons ici Nick, qui s’était levé pour nous accueillir à cette petite heure et nous raconter ses aventures à vélo depuis la dernière fois qu’on s’était quittés, à La Paz. Ensuite, nous faisons un petit tour de la jolie ville – totalement différente du chaos exhaltant de La Paz, c’est une cité bien développée avec d’interessants vestiges inca bien mis en valeur dans les rues du centre ville. Ici, un exemple du travail des maçons incas – une précision hallucinante avec des pierres énormes!

Cusco nous fait penser, par ses prix et ses ruelles, à quelques endroits au sud de l’Espagne – étroites et abruptes convergences de murs blancs et de toits tuilés, fleurs, anciens pavés bien propres et polis par le temps.

Le midi enfin arrivé, nous courons au marché pour nous faire servir une assiette du fameux ceviche péruviens – nous sommes impressionnés par la finesse de ce plat de poisson cru brièvement mariné dans du jus de citron et quelques épices. Délicieux, comme la plupart de la nourriture péruvienne!

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